Matthieu Ricard
"Le bonheur c'est de continuer à désirer ce que l'on possède déjà"
Saint Augustin
"L'important c'est d'être à soi-même sa propre lumière, son propre maître et son propre disciple."
Krishnamurti (1895-1986)
Amor vincit omnia
Affichage des articles dont le libellé est spiritualité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est spiritualité. Afficher tous les articles
lundi 15 octobre 2012
vendredi 6 avril 2012
dimanche 11 mars 2012
dimanche 13 novembre 2011
Saint Augustin. Né le 13 novembre 354.
Saint Augustin naît dans la province romaine de Numidie (l'actuelle Algérie) le 13 novembre 354, d'une mère chrétienne et d'un père païen. Il se rend à Carthage à l'âge de seize afin de parfaire son éducation, et délaisse la religion de sa mère pour se consacrer à la rhétorique. Il prend très tôt une concubine qui lui donne un fils, et enseigne l'éloquence et la rhétorique à Carthage en 375. Il part ensuite pour Rome avec sa famille, mais ne trouvant pas le poste qu'il espérait, s'établit à Milan.
L'évêque de la ville, Saint Ambroise, le convainct de revenir à la religion chrétienne. Augustin répudie sa compagne et son fils, et se dit touché par la grâce peu après alors qu'il entretenait une conversation avec l'un de ses étudiants. Il décide de mener une vie d'ascète, et se retire dans une villa en compagnie de sa mère, son fils, son frère et quelques amis. En 387, Saint Ambroise le baptise, et dès l'année suivante, Saint Augustin revient en Afrique du Nord, où pour défendre sa religion retrouvée, il écrira un grand nombre de traités philosophiques et métaphysiques, et de sermons s'opposant fortement aux hérésies contemporaines.
En 395, il est fait évêque d'Hippone où il restera jusqu'à son dernier jour. Il écrira deux règles, l'une pour le monastère de Thagaste, la seconde pour le clergé séculier d'Hippone. Le 24 août 410, les Goths mettent à sac Rome : Augustin s'appuie sur cet événement pour exposer la signification du christianisme et de l'histoire dans « La Cité de Dieu ». Il meurt vingt ans plus tard, le 28 août 430 dans Hippone assiégée.
Premier grand théoricien de l'histoire du christianisme, les écrits d'Augustin se caractérisent par un néo-platonisme qui s'oppose à la théorie cyclique de Platon en considérant que l'histoire est pourvue d'un début et d'une fin. Saint Augustin influencera toute la pensée chrétienne médiévale, ainsi que les réformateurs Calvin et Luther, et plus tard, les jansénistes. Ses Confessions, récit d'une reconversion, est l'un des premiers exemples d'autobiographie au sens moderne du terme.
lundi 10 octobre 2011
samedi 12 février 2011
Sagesse...
Un homme très imbu de lui-même fit recouvrir de miroirs tous les murs et le plafond de sa plus belle chambre. Souvent il s'enfermait là, contemplait son image, s'admirait en détail, dessus, dessous, devant, derrière. Il s'en trouvait tout ragaillardi, prêt à affronter le monde.
Un matin il quitta la pièce sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d'autres chiens il les renifla ; comme il les reniflait, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient ! Le chien mourut, exténué.
Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui- dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire ?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez heureux, le monde l'est. Soyez inquiets, il l'est aussi. Nous y combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l'affrontement.
Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les gens ni le monde, mais notre seule image. Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.
Un matin il quitta la pièce sans refermer la porte. Son chien y pénétra. Voyant d'autres chiens il les renifla ; comme il les reniflait, il grogna ; comme ils grognaient, il les menaça ; comme ils menaçaient, il aboya et se rua sur eux. Ce fut un combat épouvantable : les batailles contre soi-même sont les plus féroces qui soient ! Le chien mourut, exténué.
Un ascète passait par là tandis que le maître du chien, désolé, faisait murer la porte de la pièce aux miroirs.
- Ce lieu peut beaucoup vous apprendre, lui- dit-il, laissez-le ouvert.
- Que voulez-vous dire ?
- Le monde est aussi neutre que vos miroirs. Selon que nous sommes admiratifs ou anxieux, il nous renvoie ce que nous lui donnons. Soyez heureux, le monde l'est. Soyez inquiets, il l'est aussi. Nous y combattons sans cesse nos reflets et nous mourons dans l'affrontement.
Que ces miroirs vous aident à comprendre ceci : dans chaque être et chaque instant, heureux, facile ou difficile, nous ne voyons ni les gens ni le monde, mais notre seule image. Voyez cela et toute peur, tout refus, tout combat vous abandonneront.
Tiré du livre "Contes des Sages de l'Inde"
Inscription à :
Articles (Atom)



